épices et compagnie...                                                                      ... un blog épicé, un peu plus sucré que salé

dimanche 18 juillet 2010

Summer cupcakes...

Quelques recettes restées dans les tiroirs. Il semblerait que ce soit le moment de les ressortir...



Cupcakes pêche-crumble
Pour 15 - 20 cupcakes
200 g de beurre pommade
200 g de sucre
4 oeufs
200 g de farine
1 sachet de levure chimique (11 g)
4 pêches
4 c. à s. de sésame
pour le crumble :
15 g de sucre
20 g de beurre
25 g de poudre d’amandes
20 g de farine

Tamiser la farine et la levure.
Eplucher les pêches (si vous le souhaitez) et les couper en tranches.
Mélanger les ingrédients du crumble du bout des doigts.
Préchauffer le four à 180°C.
Disposer des caissettes en papier dans des moules à muffins.
Fouetter le beurre pommade et le sucre.
Incorporer les œufs un à un.
Ajouter le mélange farine / levure, puis le sésame.
Répartir la pâte dans les caissettes. Enfoncer quelques tranches de pêche dans chaque cupcake. Parsemer de crumble.
Enfourner pour 15 minutes environ (la pointe d’un couteau doit ressortir sèche).
Laisser refroidir sur grille.


Quasiment la même mais on change les fruits...

Cupcakes aux cerises et au pavot
Pour 15 - 20 cupcakes
180 g de beurre pommade
200 g de sucre
4 oeufs
200 g de farine
1 sachet de levure chimique (11 g)
environ 40 cerises
6 c. à s. de pavot
pour le glaçage :
150 à 200 g de sucre glace
quelques c. à c. de pavot
quelques c. à c. d’eau tiède ou de kirsch

Tamiser la farine et la levure.
Préchauffer le four à 180°C.
Disposer des caissettes en papier dans des moules à muffins.
Fouetter le beurre pommade et le sucre.
Incorporer les œufs un à un.
Ajouter le mélange farine / levure, puis le pavot.
Répartir la pâte dans les caissettes. Enfoncer quelques cerises dans chaque cupcake.
Enfourner pour 15 minutes environ.
Laisser refroidir sur grille.
Pour le glaçage, délayer le sucre glace avec un peu d’eau ou du kirsch pour obtenir un mélange crémeux ou coulant selon votre goût. Napper les cupcakes et parsemer de pavot.

mercredi 14 juillet 2010

Dessert de feignasse spécial canicule

Dans un soucis d'économie du moindre effort (véritable habitude art de vivre chez moi) et dans ma quête estivale de fraîcheur, j'ai presque renoncé aux desserts chocolatés dont les recettes demandent d'utiliser une quelconque source de chaleur.
Le dessert de feignasse du jour suppose quand même d'avoir profité des jours plus frais pour faire la réserve de crumble. Hors de question d'allumer le four par cette chaleur, sinon, c'est la syncope assurée. Je n'ai rien contre le fait qu'un pompier vienne me ranimer mais ils sont tous en train de cuver après le bal d'hier, je risquais d'attendre longtemps.



Pareil pour la compote, fallait y penser avant. Et ça tombe bien car les abricots du papa - compotés avec juste un peu de vanille et zéro sucre - sont tous bien rangés sagement au congélateur et sortent par petites doses quand on leur demande...

Verrines aux abricots et au praliné
Pour 3 verrines
environ 400 g de compote d'abricot à la vanille home made with love
125 g de fromage blanc

1 c. à s. de pâte de praliné

quelques c. à s. de crumble (fait avec 40 g de beurre, 40 g de farine, 25 g de sucre, 60 g de poudre d'amande et 1/2 c. à c. de mélange quatre épices)
quelques feuilles de menthe fraîche du balcon

Répartir les différents ingrédients par couches en terminant par une couche de crumble.
Décorer avec les feuilles de menthe.
Déguster très frais sans trop se fatiguer.

lundi 5 juillet 2010

Annecy sous la pluie - bis

L'expérience montre qu'à chacun de mes passages à Annecy, il y a quelques constantes : la pluie, la bonne compagnie et un très bon déjeuner qui m'est généralement offert, les généreux gourmands pouvant être différents à chaque fois, mais certains ont tendance à récidiver tout de même. Les derniers qui m'ont invitée m'avaient fait découvrir la cuisine de Laurence Salomon sous la pluie. Et dernièrement, nous avons partagé ensemble celle de Georges Paccard, au restaurant La ciboulette.

Les assiettes étaient fleuries, les cuissons, énervantes pour une cuisinière qui est dotée d'une plaque vitro-céramique, les saveurs bien là, les légumes croquants, le décor pas à mon goût mais j'avais le nez sur mon assiette alors ça ne m'a guère dérangée...

A chaque fois que je sors d'un restaurant, je me dis que je ne reprendrai plus jamais un menu avec entrée, plat, fromage et dessert... Cette fois encore, je me le suis dit, mais c'était trop tard, le menu Gourmandise à 46 € était englouti...


Je vous livre une partie de la carte, pour vous donner une idée...

Les entrées :

Fricassée végétale de printemps, copeaux de Pata Negra, gnocchi au parmesan
Croustilles de ris de veau, jus de sucs de Porto, pois mangetout et civette
Foie gras de canard, tranche épaisse grillée au poivre noir, cerises bigarade
Grosses langoustines de Saint Guénolé, coque de pieds de cochon, roquette et jus vinaigré
Homard bleu de l'Atlantique grillé puis sorti de sa coquille, poêlée d'artichauts à cru,
basilic et olives


Langoustines du Guilvinec, nage crémeuse de carapaces, fèves et pois



Asperges blanches de Provence gratinées au parmesan et jambon Pata Negra


Les poissons :

Saint Pierre de Bretagne doré sur la peau, quinoa des Andes comme un risotto,
crémeux à l'anis étoilé
Turbot grillé, bonbon croustillant de tomate, carpaccio de fenouil, sorbet à l'huile des Baux
Bar de petits bateaux bretons sur la plancha, croûtons d'aïoli, légumes du soleil
Féra des lacs alpins doré sur la peau, jus tranché au beurre noisette, câprons acidulés



Lotte de Bretagne dorée sur la plancha,
chiffonnade de chorizo ibérique, écume de piments doux

Quelques viandes :

Carré d'agneau rôti au pimpiollet, fricassée de rattes nouvelles, champignons des prés
Filet de boeuf de Simmental au sautoir, marchande de vin à l'estragon,
girolles et friture d'herbes


Quelques uns des desserts :

Soufflé chaud des pères Chartreux aux framboises
Cerises burlat caramélisées, meringue de verveine fraîche,
sorbet à la tomme blanche




Croquant d'amandes aux cerises burlat,
fraîcheur mentholée



Moelleux de chocolat au coeur coulant,
abricots rôtis, sorbet au cacao

vendredi 25 juin 2010

Mes premières fèves de l'année

J'ai la chance d'avoir des amis qui savent ce qui est bon. La preuve : ces quelques fèves, offertes par mon amie Julie il y a quelques jours et cueillies par ses soins dans un jardin extraordinaire dont je tairai le nom pour ne pas faire de jaloux * . Petites fèves directement passées à la casserole pour un déjeuner estival, le premier...



Fèves à la salsa de tomate
Proportions estivales donc approximatives
quelques poignées de fèves fraîches
1 tomate coeur de boeuf
quelques brins de coriandre fraîche
quelques gouttes de jus de citron vert
une demie gousse d'ail
sel
un tour de moulin de poivre blanc
une pointe de couteau de coulis de piment d'Espelette
les grains d'une demie gousse de vanille


Éplucher la tomate, l'épépiner et la couper en petits morceaux.
Hacher la gousse d'ail.
Ciseler les feuilles de coriandre.
Mélanger coriandre ciselée, ail et tomate.
Ajouter le jus de citron, les épices et assaisonner.
Réserver.
Blanchir les fèves quelques secondes dans de l'eau bouillante salée. Retirer la peau.
Servir les fèves tièdes accompagnées de la salsa.

* Pour les curieux intrigués qui cherchent de quel jardin mystérieux peuvent bien venir ces fèves, je ne donnerai que cet indice : le chef à l'initiative de ce jardin a fait ses gammes voire ses arpèges...

mercredi 23 juin 2010

Blues pour une fête de la musique

Il y a des jours où l'on a besoin d'un remontant. Même la musique n'y fait rien, évidemment en écoutant Tom Waits en boucle, on ne met pas toutes les chances de son côté... Le chocolat n'y fait rien non plus. Et pourtant, la recette est une tuerie, tout droit venue de chez Guillemette, légèrement adaptée pour une version tendance épices et compagnie.

Le moral dans les chaussettes, on ne sait pas pourquoi, d'autant plus qu'on est en vacances. On mange un carré, deux puis trois... Toujours dans le même état.
Une journée rien que pour soi dont on n'arrive pas à saisir l'énergie, le souffle, le temps... C'est frustrant. Et là, une amie, sensiblement dans le même état appelle et on se dit que c'est idiot de rester comme ça. A deux, on va aller mettre le nez dehors, refaire le monde, réaliser nos rêves, s'en inventer de nouveaux, rire, pleurer, s'enivrer des odeurs d'herbe coupée, écouter le vent dans les arbres, se fabriquer des souvenirs, partager, vivre tout simplement... Et en rentrant, le blues sera passé, il restera les sourires sur nos lèvres, des projets et quelques carrés au chocolat rescapés.




Carrés fondants au chocolat et à la cardamome
Pour un moule de 30 x 22 cm
250 g de chocolat noir à pâtisserie
100 g de beurre demi-sel
150 g de beurre doux
5 oeufs
120 g de sucre
8 gousses de cardamome verte
4 c. à c. de sésame blond
4 c. à c. de pistache en poudre

Réduire les gousses de cardamome en poudre dans un mortier. Tamiser pour enlever les dernières fibres récalcitrantes.
Préchauffer le four à 180°C.
Chemiser un moule de papier cuisson.
Faire fondre le beurre et le chocolat au bain-marie.
Battre les oeufs avec le sucre et la cardamome.
Ajouter le mélange de chocolat et de beurre.
Verser dans le moule.
Parsemer de pistache et de sésame.
Cuire environ 25 minutes.
Découper froid.

dimanche 13 juin 2010

Des muffins pour Louise, ou pour papa, ou pour les deux...

Un pot de beurre d'érable qui arrive par la poste, ça n'est pas si courant... Des groseilles tout droit débarquées du jardin de mon père, c'est assez rare aussi. Je me devais donc de faire honneur à ces deux cadeaux inattendus qui sont arrivés à point nommé, l'un pour commencer la semaine la plus chargée de l'année (enfin, de la première moitié de l'année, qui sait ce que la suite me réserve...), l'autre pour la clôturer en beauté. Merci papa et merci Louise ! Régalez-vous.



Muffins de Louise ou muffins de Michel...
Pour 8 muffins
150 g de farine
6 g de levure
60 g de sucre
12 cl de lait d'avoine
1 oeuf
50 g de beurre
70 g de groseilles
4 c. à c. de beurre d'érable
1 petite gousse de poivre long

Réduire le poivre long en poudre à l'aide d'un mortier.
Laver et égrainer les groseilles. Réserver.
Faire fondre le beurre à feu doux.
Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine, la levure, le poivre et le sucre.
Ajouter l'oeuf et le lait d'avoine et mélanger.
Incorporer le beurre fondu.
Remplir les moules à muffins de cette pâte à mi-hauteur.
Disposer la moitié des groseilles dans les moules, en les enfonçant légèrement dans la pâte.
Ajouter une demie cuillerée à café de beurre d'érable dans chaque moule.
Recouvrir de pâte.
Parsemer de groseilles.
Cuire 20 - 25 minutes environ.
Démouler froid.

lundi 24 mai 2010

Descartes D - E - S - C ...

Un matin presque comme les autres, j'enfile mon tablier et sors, sous la pluie en ce beau mois de mai, pour inscrire le menu du jour sur le grand tableau noir. Dans une position bien inconfortable pour mon dos et mon genou de vieille dame, j'écris en m'appliquant du mieux que je peux avec ma main qui me rappelle que le canal carpien me guette...
Souris d'agneau au romarin, Salade aux fromages de Savoie, ...

Pas le temps de terminer qu'un jeune homme en costume tout propre et bien repassé me dit :
" Bonjour, la rue Descartes s'il-vous-plaît ?"
La rue Descartes... J'ignore où elle se trouve et c'est donc ce que je m'apprête à répondre à ce monsieur.

Me voyant hésiter, il reprend : " Descartes, D - E - S ..."
Bon il est gentil, mais sans être incollable sur Descartes, je le connais quand même de nom, le René.
" C - A..."
" Oui, bah Descartes quoi, comme Descartes. Je ne sais pas où se trouve la rue Descartes. "
Même si je n'ai pas ouvert le Discours de la méthode depuis la Terminale, je sais comment s'écrit Descartes.

Un peu agacée, je me dis en plus qu'épeler un nom ne m'a jamais aidée à avoir le sens de l'orientation et que les noms des rues de ma ville natale me resteront sans doute étrangers jusqu'à ma fin. Alors ce monsieur et son joli costume se débrouilleront sans moi !
Susceptible, moi ?! Non. N'empêche qu'en rentrant, j'ai cherché la rue Descartes sur un plan et ne l'ai pas trouvée !




La recette du jour, sans aucun rapport avec René...

Le premier clafoutis de l'année
Pour un plat d'environ 22 x 28 cm
750 g de cerises lavées, équeutées
100 g de sucre
150 g de farine
1/2 fève de tonka
1 pincée de sel
4 oeufs
45 cl de lait d'amande
une noisette de beurre demi-sel

Saupoudrer les cerises avec une partie du sucre (environ 1/3).
Beurrer le plat à gratin.
Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine, le reste du sucre, le sel et la fève de tonka râpée.
Ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien.
Ajouter le lait d'amande.
Répartir les cerises dans le plat.
Verser l'appareil et enfourner pour 35 minutes environ.

Si vous en avez envie, vous pouvez retrouver les clafoutis des années précédentes ici ou ...

samedi 15 mai 2010

Rendez-vous avec mon banquier...

A priori, rien de particulier, juste un papier à signer, des petites mises à jour dans mon dossier...
En cinq minutes, ce fut fait. Mais nous avons joué les prolongations comme d'habitude, car mon banquier et moi, on a toujours un tas de choses à se raconter. Que voulez-vous, on m'a attribué un conseiller qui me met à l'aise, ne me vend pas tout ce qu'il pourrait me vendre et dont je n'aurais rien à faire, qui m'explique des trucs inexplicables... En somme, un banquier qui vous réconcilie avec sa profession. Avouez que ça vaut de l'or.
On n'avait pas augmenté votre autorisation de découvert ?
...
Sourires.
Bah non, vous n'êtes jamais à découvert.
Et non !
Re-sourires.
Vous avez assuré votre portable ?
Mon quoi ? Ah, ce truc avec des touches, que j'ai payé 1 € il y a une semaine, qui est quelque part chez moi (peut-être dans le four), qui s'allume tout vert quand quelqu'un pense à moi et dont la sonnerie me surprend à chaque fois...
Oui, voilà, ce truc !
Bah non, je ne l'ai pas assuré !
Et vous ne le ferez pas !
Bah non !
Re-re-sourires.

On discute encore un peu, il me refait un petit devis histoire de justifier cet entretien qui dure, on rediscute, cuisine cette fois... Et puis c'est là qu'il m'annonce la nouvelle : il part à la retraite, dans 15 jours !
Mais comment ça, vous êtes bien trop jeune pour ça ! 57 ans, pensez donc, vous êtes plus jeune que mon père qui n'est pourtant pas bien vieux et qui lui, travaille encore... Pour une fois que j'avais un gentil banquier. Non, vraiment, vous choisissez votre moment. Si vous saviez le mois d'avril que j'ai passé, et puis le mois de mai qui est glacial, il ne me manquait plus qu'une mauvaise nouvelle et c'est vous qui me l'annoncez.
Bon, je comprends, de toute façon votre décision est prise et puis finalement oui, vous n'êtes plus tout jeune... Vous avez raison, mais quand même. Ah, vous aurez un successeur ? Ah, il a 40 ans ? (il est marié ?!). Bon, je m'y ferai. Tant pis pour moi et tant mieux pour vous...
Derniers sourires.
Fin de l'entretien.
Mon dernier rendez-vous avec mon banquier préféré est terminé. Je repars déçue, presque triste. Même pas fait de halte devant la vitrine du pâtissier d'à-côté qui fait des gâteaux bleus.
Si on m'avait dit qu'un jour je regretterais un banquier, ça m'aurait fait rigoler...

Un petit gâteau pour me consoler et en attendant de voir à quoi ressemblera son successeur ;-)



Moelleux au chocolat qui console
(ne chercher pas de rapport entre les ingrédients et le banquier, il n'y en a pas)
Pour 6 - 8 parts
3 oeufs
90 g de sucre de canne non raffiné
100 g de farine T55
6 g de levure
15 g de cacao non sucré
50 g de poudre d'amandes
50 g de beurre
100 g de chocolat noir à pâtisserie
20 cl de crème d'avoine
40 g de petits flocons d'avoine

Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le beurre et le chocolat au bain-marie. Réserver.
Fouetter les oeufs avec le sucre.
Ajouter la farine, le cacao, la levure et la poudre d'amandes.
Incorporer le beurre et le chocolat puis la crème d'avoine.
Ajouter les flocons d'avoine.
Verser dans un moule à manqué beurré (22 cm de diamètre environ).
Enfourner pour 25 à 30 minutes.
Démouler chaud et laisser refroidir sur une grille.
Avec une petite sauce au chocolat au lait et des pépites de granola, c'est encore plus consolateur...

dimanche 2 mai 2010

Une fois n'est pas coutume...

*** Le concours s'est terminé à 16h24 ***
ça n'aura pas pris longtemps !
Les gagnantes sont Lucie O., Ariane et Marion.
Et la réponse était... le ballet de cour.
Bonne fin de dimanche à tous.

***

D'ordinaire, ici, il n'y a rien à gagner, ni pour vous, ni pour moi, si ce n'est quelques échanges gourmands et quelques instants de détente. Mais aujourd'hui, faisons une exception. Je vous propose de gagner une boîte de macarons. Vous savez, ceux qui accompagnaient mes crèmes au chocolat blanc et à la réglisse il y a quelques temps.



Les macarons de Joyeuse étant vraiment un régal, ça vaut la peine de passer quelques instants à parcourir le site et à se creuser doucement les méninges en quête de la réponse extrêmement compliquée à la question que voici :

L'histoire des macarons de Joyeuse est liée à l'apparition d'un nouveau genre de spectacle alliant danse, poésie, chant et musique. Comment s'appelle celui-ci ?

Cherchez bien, et trouvez surtout !
Vous pouvez m'envoyer votre réponse par mail à l'adresse indiquée en haut à droite de ce blog.
Je préviendrai les trois premières personnes qui auront répondu juste et leur demanderai de m'envoyer leur coordonnées postales que je communiquerai à la maison Charaix.
Après, il leur suffira de surveiller leur boîte-aux-lettres.

vendredi 30 avril 2010

Yogi du samedi

Avant le dessert, les yogi de samedi dernier ont dégusté une tartinade exquise, un pain grenoblois, un hoummous préparé au pif (Raymond, si tu me lis, ne m'en veux pas ! - vous aurez deviné que Raymond est libanais...). Les yogi assoiffés ont également bu du jus de rhubarbe et mangé des petites bouchées salées improvisées avec le frigo du moment. Repas simple et bon, spécial 34 ans !



Bouchées du yogi qui prend un an de plus
Pour 25 petites bouchées
240 g de farine
15 g de levure
4 oeufs
15 cl de lait fermenté
10 cl d'huile d'olive
1 petit bulbe de fenouil (environ 180 g)
225 g de tome de chèvre
2 c. à s. de pignons de pin
sel, poivre

Préchauffer le four à 180°C.
Couper le fromage en petits dés.
Etaler les pignons sur une plaque et les faire torréfier quelques minutes au four.
Emincer le fenouil.
Fouetter les oeufs, le lait et l'huile d'olive.
Incorporer la farine et la levure.
Ajouter les pignons, le fenouil et le fromage. Saler légèrement, poivrer.
Remplir aux trois-quarts des petits moules (à mini-muffins par exemple).
Enfourner pour 20 minutes environ.

dimanche 25 avril 2010

Cher Monsieur...

"Cher Monsieur,
L'économie mondiale est en pleine tourmente. Crise financière et économique, affolement des marchés boursiers, tensions sur l'énergie, difficultés sur le marché de l'emploi... Pour trouver de nouveaux repères et faire de cette période difficile une source d'opportunités, découvrez Machinchouette, la magazine qui vous apporte chaque semaine l'information la plus complète et l'analyse la plus pertinente sur l'actualité économique et politique."

Alors chère Madame...
Puisque tous les chefs d'entreprises (ou d'auto-entreprises, dans mon cas) susceptibles de lire votre journal sont a priori des hommes - même ceux qui portent le doux prénom typiquement masculin de Aude inscrit sur l'enveloppe - , toutes les personnes susceptibles de mettre un courrier dans une enveloppe sont sans doute des femmes ? J'ai horreur des courriers comme celui que vous m'avez adressé. Je déteste ce gaspillage de papier et je hais les gens qui ne savent pas à qui il adressent leurs courriers-types et qui en plus, je suppose, s'en contre-fichent.
Le seul marché que je fréquente n'est pas boursier, il se porte bien et ne s'affole pas le dimanche matin autour des carottes et des oignons nouveaux de Roger.
Les seules tensions que je ressente en ce moment sont dans le cou et dans le genou droit. Mon énergie certes n'est pas à son plus haut niveau mais mon analyse se rapproche de la pertinence, nul besoin d'un journal magique pour ça.
Côté repères, vous êtes gentille, j'en ai suffisamment.

" Prix normal : 126,90 €
Pour vous : 15 €
Soit une économie de : 111,90 € "
Merci, au cas où je ne saurais pas compter... Évidemment, la réduc', elle n'est rien que pour moi ! Les autres milliers de personnes à qui vous avez adressé cette offre payeront le prix fort. C'est trop sympa. Ah, mais ce sont tous des hommes, normal, un peu de galanterie, ah mais non, moi aussi, je suis sensé être un Monsieur, et puis, la galanterie, on s'en passe.

"Lire Machinchouette, c'est bénéficier chaque semaine d'une vision économique percutante ; vous détiendrez alors des atouts majeurs pour comprendre et décider."
Non, vous avez raison chère Madame, à l'heure actuelle, je suis totalement dépourvue d'atouts majeurs, je préfère les atouts mineurs. Mon niveau de compréhension est celui d'un canari. Côté décision, ne m'en parlez pas, je suis obligée de consulter une voyante pour savoir comment je dois m'habiller le lendemain... Merci de venir en aide à un cas aussi désespéré que le mien.

"Retrouvez chaque jour l'actualité économique en ligne sur notre site www.machinchouette.truc, 1er site internet des magazines économiques (1,9 million de visiteurs uniques - source Machinchose)."
Incroyable, moi qui croyais qu'il n'y avait que les blogueurs qui se préoccupaient de leurs stats ?!!!

Allez, direction sac à papier pour ce courrier qui sera au moins recyclé et vite une petite recette pour me calmer les nerfs...



C'est la première recette de ce blog utilisant du tofu soyeux ! Et pourtant, qu'est-ce que j'ai pu en manger du tofu soyeux depuis que j'ai goûté ça chez mon amie Claire il y a quelques années. Pour fêter l'entrée de cet ingrédient dans le menu d'épices et compagnie, voici des petites crèmes pour yogi du samedi, dégustées après un cours de yoga quelque peu chamboulé mais en très bonne compagnie...

Petites crèmes à l'abricot et au tofu soyeux
Pour environ 8 petites verrines
400 g de tofu soyeux
280 g de purée d'abricot (à 10% de sucre)
1 c. à c. d'agar agar
1,5 c. à s. de sirop d'agave
6 abricots secs
quelques c. à s. de granola

Mélanger l'agar agar à la purée d'abricot. Faire chauffer à feu doux. Aux premiers petits bouillons, compter 30 secondes et retirer du feu. Réserver jusqu'à ce que le mélange refroidisse un peu et gélifie légèrement.
Couper les abricots secs en petits morceaux et les répartir dans les verrines.
Mixer le tofu soyeux, la purée d'abricot et le sirop d'agave.
Répartir dans les verrines et réserver plusieurs heures au frais.
Au moment de servir, parsemer de granola.

Le granola du jour avait fait un séjour légèrement prolongé au four... Sur le modèle de celui-ci, j'ai mélangé 5 c. à s. de flocons d'avoine, 2 c. à s. de purée d'amandes complètes, 1 c. à s. de sirop d'agave.

samedi 17 avril 2010

Muffins sablés à la violette

La recette du jour est adaptée d'une recette préparée ici en trois quarts d'heure pour cause de bavardages intempestifs et d'un manque de concentration notoire. Normalement, en dix minutes, c'est bouclé, il n'y a plus qu'à les mettre au four. La recette originale, tirée d'un livre paru chez Marabout si mes souvenirs sont bons, était aux myrtilles mais je n'avais pas de myrtilles et j'adore la violette...



Muffins sablés à la violette
Pour 6 muffins
100 g de farine T55
1 c. à c. de levure
50 g de sucre
100 ml de crème fleurette
20 ml d'huile de tournesol
1 oeuf
15 gouttes d'arôme de violette
quelques pétales de violettes cristallisés
Pour le côté sablé, un petit crumble ou streusel, comme vous voulez :
25 g de beurre
20 g de farine
25 g de poudre d'amande
15 g de sucre en poudre

Préchauffer le four à 200°C.
Mélanger les ingrédients du streusel du bout des doigts. Réserver.
Mélanger la farine, la levure et le sucre.
Ajouter les ingrédients liquides et les incorporer sans trop travailler la pâte.
Répartir dans les moules (remplir aux deux tiers).
Déposer des miettes de streusel.
Enfourner pour environ 15 minutes. Les muffins doivent être dorés et la pointe d'un couteau plantée dans la pâte ressort sèche.
Démouler.
Décorer avec les pétales de violettes cristallisés ou mieux avec de vraies violettes fraîchement cueillies.


Pour les amateurs de ce genre de petits gâteaux, il y en a une ribambelle sur ce blog...
au chocolat...
aux fruits confits...
au fromage...
au massepain et aux raisins...
à la pistache confite et à la cardamome...
à la pistache et à la rose...
à la carotte, aux noisettes et clous de girofle...

mercredi 7 avril 2010

Un client presque parfait

Si vous êtes d'accord, on va lancer un nouveau concours. On cherche l'hôte presque parfait par-ci, le chef presque parfait par-là, le fermier loin d'être parfait là-bas... Moi, j'ai envie de trouver le client presque parfait et surtout, j'ai envie, qu'il revienne souvent, qu'il soit généreux et qu'il partage ses petits trucs avec les autres clients moins parfaits !
Vous avez envie de participer ? Vous n'osez pas ? Mais voyons, ne soyez pas timides, pas de panique, tout s'apprend. La preuve, je suis bien devenue serveuse avec deux mains gauches et une sociabilité d'ermite et aujourd'hui, certains habitués m'appellent chère Aude, ou encore belle Aude (voire mon lapin, mais ça, je ne suis pas sûre que ce soit pour mes qualités de service...).
Non, vraiment, je crois que si l'on est motivé, on peut avec peu d'efforts devenir Le client presque parfait . Il suffit d'appliquer quelques principes de base. Vous verrez, vous avez toutes vos chances.
Qu'est-ce qu'on gagne si l'on remporte ce concours ?! Mais rien ! Juste le sourire de la serveuse et le droit de revenir ! Prêts pour le coaching personnalisé ? C'est parti...
Déjà, si l'on vous dit bonjour , n'hésitez pas à répondre. On ne vous croquera pas tout cru, c'est promis. Si vraiment on vous intimide trop, un sourire pourra faire l'affaire. Mais un bonjour peut vous aider à vous éclaircir la voix pour la conversation à venir avec l'ami avec lequel vous avez rendez-vous dans dix minutes. Pensez-y...
Un café sans s'il-vous-plaît passe très bien s'il est assorti d'un regard ou d'un sourire, voire des deux, je vous assure. Vous ne serez pas pénalisés, surtout si votre mine laisse penser que vous avez vraiment besoin d'un café.
En revanche, si vous semblez tout à fait bien portant, que boire un café n'a pas l'air d'être une question de vie ou de mort et que vous claquez des doigts pour obtenir que la gentille serveuse accoure sur le champ exaucer vos souhaits, vous pouvez toujours l'attendre ! Vous serez directement relégués en fin de classement avec un zéro pointé. Comment ça ,vous n'avez jamais fait ça ? Menteurs, je vous ai vus hier !
Rien de tel pour énerver une serveuse perdre ce concours que de demander à la serveuse quels sont les plats du jour alors qu'elle vient tout juste de vous apporter et de vous mettre sous le nez le petit chevalet avec... le menu du jour (comme c'est étrange...), en vous précisant que le petit truc à côté, c'est la carte des boissons. Règle importante pour ne pas perdre de points : écouter la gentille madame qui vous sourit, vous accueille et vous explique comment ça fonctionne ici. Le jury sera intraitable sur ce point.
D'ailleurs, lorsque l'on vous présente le menu, faut-il le rappeler, il est inutile de demander si vous devez commander tout ce qui figure à la carte. Avez-vous déjà vu un restaurant où l'on forçait le client à s'enfiler une entrée, une soupe, un poisson, une viande et un dessert ? Un brin de jugeote vous évitera d'être hors compétition trop vite. Le prochain qui pose ce genre de questions, je lui réponds qu'effectivement, il doit tout commander et tout manger et que s'il ne termine pas son assiette, il aura un blâme et devra laisser un gros pourboire.

Si vous avez juste consommé un petit jus de fruit et qu'au moment de régler au bar vous rapportez votre verre pour éviter à l'adorable serveuse de faire quelques pas de plus, vous avez de fortes chances de prendre l'avantage, surtout si la salle est pleine de clients moins parfaits. Pareil quand l'heure de fermeture approche si vous rapportez tasses et théières vides. (Bon, il y en a même qui ont débarrassé les tables des voisins, ça frôle le soudoyage de jury, n'en faites pas trop tout de même).

Quand aux chaises, vous savez, celles qui pèsent un âne mort et que vous ne rangez pas forcément après être sortis de table. Sachez que ces chaises préfèrent de loin que ce soit vous qui les remettiez à leur place plutôt que la serveuse avec ses mains pleines d'engelures et ses bras de crevette. Alors soyez sympas avec ces pauvres chaises, ça peut servir (elles font partie du jury elles aussi).
Par contre, où avez-vous vu qu'un client presque parfait hissait les yorkshire sur les fauteuils ?!
Vous allez leur filer le vertige à ces pauvres bêtes et par la même occasion vous mettre des fauteuils à dos...

Tutoyer d'emblée la serveuse alors que vous n'y avez pas été invités vous expose à de graves représailles. C'est vous qui voyez...

Quand à celles qui commandent un sirop à l'eau et s'empressent de dégainer leur multi-prise pour brancher une ribambelle de chargeurs d'ordinateurs portables et de téléphones juste pour optimiser le prix du sirop une prise électrique, il ne faut pas qu'elles s'en fassent, les prises se portent très bien sans chargeurs agrippés à elles pendant des heures. Le jury risque de trouver que cela manque d'élégance, voire que cela frise le sans-gêne. Ce serait dommage de passer à côté du concours pour ce genre de broutilles.

Sachez aussi que faire des confettis avec les sachets de sucre et les emballages de chocolat pour que la serveuse mette trois fois plus de temps à ramasser tout ça pour passer ses nerfs ou pour s'amuser est preuve d'une grande immaturité. Le client presque parfait se doit d'être adulte et responsable...

Concernant les revues et journaux qui sont mis à votre disposition, sachez qu'ils ont émis des réclamations à plusieurs reprises. Ils n'en peuvent plus d'être abandonnés sur les fauteuils comme de vulgaires feuilles de choux (c'est surtout Monsieur Courrier International qui râle, le Time plus flegmatique semble s'en accommoder). Ils aimeraient beaucoup que les clients presque parfaits leur fassent le plaisir de les reposer à l'endroit où ils les ont pris, à savoir sur les portes-revues... Avis aux concurrents motivés, il y a des points à gagner !

Sachez enfin qu'il est inutile de se battre avec ses amis au moment du règlement pour savoir qui va payer. La solution à ce problème est toute trouvée : revenez la semaine prochaine et invitez-vous chacun à votre tour. Vous éviterez ainsi de faire perdre son temps à la serveuse de faire semblant d'être gêné ou de vous crêper le chignon et de partir fâchés. Je dis ça, c'est pour vous après tout...

Bon, je crois que ça suffit pour aujourd'hui. Si vous commencez déjà par appliquer à la lettre ces quelques conseils, vous n'aurez aucun mal à prendre la tête de la compétition et à remporter le titre du client presque parfait 2010. Si vous avez besoin d'aide, que vous sentez que vous avez des points faibles à retravailler, surtout n'hésitez pas à venir vous entraîner du lundi au vendredi, je serai là pour vous motiver et faire de vous un gagnant !

jeudi 1 avril 2010

Petites crèmes relaxantes ou pas

Depuis que j'ai mis le nez au-dessus du pot de réglisse il y a quelques jours, j'ai tendance à en ajouter quelques touches un peu partout... Dans ma purée de topinambour, dans des muffins... Aujourd'hui, je l'ai mêlée au chocolat blanc et à la crème d'amande pour un dessert tout en douceur.
Il me semblait me souvenir que la réglisse faisait monter la tension, j'évitais donc de trop en consommer et j'avais renoncé définitivement aux rouleaux de réglisse Haribo. Mais l'expérience de ces derniers jours démontrerait plutôt, sur moi en tout cas, un effet très relaxant. J'aurais plutôt deux de tension comme on dit... Et malgré quelques soucis dont vous n'avez rien à faire (et je devrais en faire autant après tout), je suis ultra-zen et si c'est grâce à la réglisse, je vais l'acheter par kilos désormais !
Après vérification dans quelques ouvrages de ma petite bibliothèque, les vertus de la réglisse seraient multiples. On lui prête effectivement des vertus apaisantes et les Grecs et les Romains l'utilisaient pour s'éclaircir la voix et dégager les bronches.




Petites crèmes au chocolat blanc et à la réglisse
Pour 2-3 desserts
320 ml de " crème " d'amande (Amande cuisine de la marque La Mandorle)
90 g de chocolat blanc
30 g d'arrow root
1 c. à c. bombée de réglisse en poudre

Délayer l'arrow root et la réglisse dans la crème d'amande froide.
Faire fondre le chocolat blanc au bain-marie.
Faire chauffer la crème à feu doux en fouettant jusqu'à ce que le mélange épaississe.
Verser la crème sur le chocolat en mélangeant.
Répartir dans les verres et réserver au frais avant de servir.

J'ai accompagné cette petite crème de macarons croquants qui m'ont été offerts par la maison Charaix située à Joyeuse dans l'Ardèche. Une chance que ces macarons soient venus à moi sinon, je n'aurais sans doute jamais eu l'occasion de les goûter. Croquants, au bon goût d'amande, aux formes un peu biscornues ce qui les rend encore plus sympathiques, sans additifs, ils sont excellents. Je dois bien connaître quelqu'un en Ardèche qui pourrait m'en rapporter...

samedi 27 mars 2010

Suite et fin de week-end à la campagne...

Dîner au coin du feu pour terminer ma première journée à Volan.
Salade avec notre cueillette, shitakés farcis, confit de canard aux pommes et espuma d'asperge, glace au yaourt à la myrtille... Un régal du début à la fin.



Je retrouve le chemin de ma chambre grâce aux pommes de terre en germination qui m’indiquent le chemin, posées là comme les cailloux blancs du petit Poucet.
Je m'enfonce dans le lit avec la bouillotte de Xavier. Cela faisait bien longtemps que l’on ne m’avait pas préparé de bouillotte !
Nuit courte. Je n'ai pas envie de m'éterniser au lit quand je suis dans un tel endroit. Tant pis, je dormirai demain ! Exceptionnel que la marmotte que je suis se dise ça... Très rare que je me passe de mes neuf heures de sommeil.
J'ouvre les volets, salue les ânes de loin et regarde les amandiers en fleur.
Vite, une douche et je retrouve Valérie en cuisine. Qu'est-ce que j'aime cette cuisine. Grande, conviviale, alliant l’ancien au moderne, bien équipée, bien décorée...
J’engloutis ma galette au son d'avoine et au boulot. Il y a du gravier à étaler ! Demain, c'est sûr, je dors et je bois de l'eau pour éliminer les courbatures que je suis en train de me fabriquer ! Ah, les filles de la ville... pas résistantes pour deux sous !
Quelle heure est-il ? Il est l'heure de partir, Raymond nous attend.
Nous empruntons un petit bout du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, croisons quelques cyclistes et un dindon qui fait son cinéma. Petite halte pour admirer une jolie chapelle au détour d'un chemin et une superbe violette au ton inhabituel (pour le goût, je ne sais pas, elle était trop belle pour que je la mange et puis nous étions deux, vous avez déjà partagé une violette en deux ?!).
Nous arrivons les premières chez notre chef libanais intimidé !
Cette petite marche m'a mise en appétit, pourvu qu'il ait besoin que l'on goûte ses plats avant que les autres convives n'arrivent... Je sens l'hypoglycémie qui approche à grands pas !
On passe à table... et quelle table !



Mezze délicieux, hoummous, caviar d’aubergine, soupe aux blettes et aux lentilles, à refaire absolument.
Poulet aux.... shitakés ! Il faut que je pense à lui demander l'adresse de son fournisseur !
Je crois qu'il est raisonnable de se passer de fromage. Mince, un fromage libanais, obligée de goûter.
Pâtisseries libanaises, cannelés bordelais, petits flans à la fleur d'oranger, café blanc...






Je crois que j'ai trop mangé ! Compagnie aussi délicieuse que le repas, j’espère pouvoir rendre cette invitation très vite.
Retour à Volan. C’est l’heure de traire les chèvres. J’oserai, j’oserai pas ? Allez, j’ose !
Pscht, ça y est, j'ai réussi ! Merci Cacahuète ! Un peu de lait pour les savons, tiens d’ailleurs les savons, pas eu le temps d’en faire, faudra revenir.

Le chant du grand-duc qui appelle sa grande-duchesse, le jour qui tombe sur le Rhône et les abricotiers en fleur.
Allez, il faut refaire la route en sens inverse. Je pars pleine d'énergie et de beaux souvenirs et bizarrement bien plus chargée qu'à l'arrivée !

mercredi 24 mars 2010

Ou comment bien commencer le printemps...

Samedi matin, veille de printemps. Mon sac est prêt depuis trois jours, ou quatre, je ne sais plus. Je monte dans la voiture, mets la radio. Un ancien ministre libanais parle de son pays, coïncidence... Non, je ne pars pas au Liban, mais ce sera le thème d'une escale culinaire dimanche.
Vous savez peut-être à quel point je déteste conduire. Pourtant aujourd'hui, je prends le volant sans rechigner. Je pars en week-end, ce que je n'ai pas fait depuis juillet 2009 (Bruxelles, chez mon frère préféré).
Je vais à Volan chez une nouvelle amie.
J'ai recopié l'itinéraire, c’est décidé, aujourd’hui je ne me perdrai pas. L'autoroute, la sortie, tout va bien, la départementale... je la connais celle-ci, petit pincement au coeur, je passe devant chez André et ses abeilles où je n’irai sans doute plus.
Le feu, le petit panneau noir, la grande montée, des vignes... Toujours sur la bonne route, ça ne fait aucun.
Tiens, une descente... Bizarre. Malleval, encore plus bizarre (mais tellement beau !). Là, je crois que je suis allée un peu trop loin. Le naturel est revenu au galop, je suis manifestement perdue !
Demi-tour, cherchons ce panneau que j'ai manqué... 1 km, 2 km... Ah le voilà ! la fourche en Y, la descente, j'y suis.
Je me gare timidement devant l'entrée.
J'aperçois Valérie une pelle à la main.
J'entre, en faisant trop peu de bruit au goût d'Adour qui m'accueille comme une inconnue - ce que je suis après tout ! Aboiements peu engageants, petit pincement, à la main cette fois-ci. Finalement, je préfère les pincements aux mains, il suffit d'un peu de temps et d'une caresse sur une petite tête poilue pour se réconcilier !
Visite de la maison pour faire connaissance. Je sais déjà que mon sens de l'orientation sera soumis à rude épreuve dans ces murs (je me croirais chez mes amis Véronique et Louis-Marie - à croire que tous mes amis aiment à me semer dans leurs labyrinthes...).
Déjeuner sportif en famille, le programme de chacun sera chargé, il faut surveiller l'heure. Oh, mais ce sont des violettes sur la salade ! Valérie ne le sait pas mais les violettes et moi, c'est une grande histoire... Terrine de shitakés à l'échine, gratin de pommes de terre cuit au feu de bois, desserts concoctés par Victoire et Valentine... Je suis aux anges. Je m’imprègne tout doucement de l’atmosphère des lieux, découvre les habitants de ce bel endroit.

Petite promenade digestive mais studieuse. Valérie et Xavier , comme tous les gens passionnés et travailleurs, n'ont pas de temps à perdre, toujours avancer, l'art d'allier l'utile à l'agréable. Tour de la clôture, accrochage aux ronces au passage, dérapage incontrôlé dans une pente (j’écrase une violette :-( ).
Cueillette de pimprenelle, de nombril de Vénus et de ciboulette. Je prends mon petit cours de botanique et croque quelques feuilles au passage. La pimprenelle et son petit goût de concombre me plaît bien, le nombril de Vénus fera une excellente salade...

Dame Pimprenelle et son ami Nombril de Vénus...
Je vous laisse deviner qui est qui.



Après l’interminable période d’hibernation dont je sors à peine, je me sens revivre !
Bonjour les biquettes, salut les ânes… Ah, les poules se sont échappées !
Et voilà la cave aux shitakés…


Petits shitakés sur leur substrat...


Terrines aux shitakés, omelettes, tourtes aux shitakés, shitakés farcis, veloutés… Mes papilles s’emballent ! Bon, on sort de table, on va se calmer !
Je croque dans un kumquat, découvre les sculptures en fer d’Hugo...
Parcours sinueux, multiples recoins, surtout, ne pas perdre mon guide !
A ce moment de mon week-end, j’en ai déjà plein les mirettes et dire que je suis ici jusqu’à demain soir…

Crème d'avocat des minettes
légèrement modifiée avec les moyens du bord
Pour 4 verres
Pour la ganache :
100 g de chocolat noir
10 cl de crème fleurette
Pour la crème d'avocat :
2 avocats mûrs
3 c. à s. de rapadura
jus d'un demi citron
1 orange non traitée
1/2 c. à c. de mélange 4 épices
1 yaourt au lait de brebis (125 g)

Râper le zeste d'orange et le mélanger avec le sucre.
Mixer les avocats, le sucre, le jus du demi citron, les épices et le yaourt.
Réserver au frais.
Préparer la ganache en versant la crème fleurette bouillante sur le chocolat en morceaux. Bien mélanger pour obtenir une ganache lisse.
Répartir la crème d'avocats et la ganache dans des verres.

dimanche 7 mars 2010

Cinq petits doigts coupés...

Un samedi ordinaire. Je pousse la porte de l'Atelier des chefs comme à l'accoutumée.
Combien seront-ils aujourd'hui ? Dix. Très bien.
Coup d'oeil rapide dans les assiettes des gourmands attablés (hmm, ai-je assez mangé avant de venir ? comme se fait-il que j'aie encore faim ???), taquineries habituelles avec Chef Stéphane, nettoyage habituel derrière Chef Mickaël (oui, je balance, mais Mickaël si tu me lis, fais gaffe bon sang ! un chef qui travaille comme un cochon, c'est pas beau ! et c'est pas sympa pour ceux qui arrivent derrière), mise en place habituelle...
Ils arrivent, mes dix petits chefs, un peu intimidés mais les yeux brillants de gourmandise. Tiens, Téo est revenu, et avec une petite copine. Tiens une toute petite crevette qui m'a l'air toute jeune... Ah, deux grandes aussi, ils ont tous des âges différents.
Bonjour, chef ! Moi quand je s'rai grand j'veux être chef, chef ! Ah, vraiment ?!
Tiens, comment t'appelles-tu ? Bérangère (regard fuyant, petit bégaiement, sans doute une grande timide). Bienvenue Bérangère.
Allez, rentrons en cuisine.
Au programme : rillettes aux deux saumons, ananas rôti à la vanille et petit crumble, lait parfumé à la fleur d'oranger.
Sur la table, tous les ingrédients sont réunis. Entre le gingembre, la vanille, le piment d'Espelette, les herbes, les fruits... les regards se perdent, il va falloir les guider un peu.
Vous connaissez le gingembre ? Tiens, sens un peu. Tu aimes ? J'adore ! (Bérangère adore).
Et le citron confit, vous l'avez déjà utilisé ? non ?
Là toutes ces herbes, vous sauriez me dire comment elles s'appellent ? On a du thym, ah non, pas de basilic ! ça, vous connaissez ? c'est de l'aneth, bien. Vous connaissez d'autres herbes aromatiques qu'on utilise en cuisine ?
La menthe, la ciboulette, le laurier.
Super, d'autres encore ?
Le romarin, l'estragon, le basilic...
Je suis impressionnée !
Chacun sa planche, son couteau et sa pince (on a du saumon à désarêter tout de même...). Au boulot !

Une heure et demie plus tard, la cuisine embaume. Il est tant de déguster. Dix petites assiettes bien garnies trônent sur la table, dix tasses fumantes, dix petits sacs avec les rillettes prêtes à épater les grands à la maison et cinq petits doigts coupés (mais pas profond, même pas mal ! gourmands et courageux avec ça, ils iront loin !). Dix larges sourires, le plus large étant celui de Bérangère dont les gènes se sont emmêlés avant la naissance mais ne l'ont pas privée de la curiosité et de l'émerveillement dont font preuve les enfants.
Et moi dans tout ça, j'ai gagné dix baisers et l'envie de tous les garder ! (et le droit de balayer, mais ça fait partie du job !)

mardi 2 mars 2010

Flan coco

Le flan coco est sans doute le dessert que j'ai le plus souvent mangé dans ma tendre enfance. Si aujourd'hui, je ne suis plus une enfant, il me reste le côté tendre. Quand je suis tombée sur une recette de flan coco dans un livre emprunté à une amie, j'ai eu envie d'en faire, en souvenir du bon vieux temps qui commence réellement à se faire vieux.
La recette utilisait du lait concentré sucré comme dans mon enfance, mais j'ai préféré du lait non sucré auquel j'ai ajouté mon sucre du moment : de la mélasse de sucre de canne bio toute colorée et parfumée. Puis après les adaptations habituelles en fonction des placards et des envies : du lait de coco en plus, de la vanille et du rhum arrangé.
Le résultat n'est pas tout à fait comme dans mon enfance mais se défend bien. La noix de coco remonte pendant la cuisson, comme dans le temps, et se retrouve donc au-dessous au démoulage, surmontée d'une partie onctueuse...




Flan coco
Pour environ 6 portions
3 oeufs
100 g de mélasse
20 cl de lait de coco
400 g de lait concentré non sucré
les grains d'une gousse de vanille
2 c. à s. de rhum
100 g de noix de coco râpée (j'en avais mis 140 g, ça me paraît un peu trop...)
50 g de sucre

Préchauffer le four à 160°C.
Faire un caramel avec le sucre et le verser dans le fond du moule.
Fouetter les oeufs et la mélasse.
Ajouter le lait, le lait de coco et le reste des ingrédients.
Verser cet appareil sur le caramel.
Faire cuire une heure au bain-marie.
Pour le démoulage, ça peut sans doute se faire tiède. Je n'ai pas attendu, peut-être est-ce pour ça que mon flan s'est fendu en deux !

Dimensions du moule que j'ai utilisé :
18 cm de diamètre et 7 cm de profondeur

 
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